Savoirs et participation citoyenne

Les recherches menées au CREMIS s’appuient sur le principe selon lequel les personnes et groupes – universitaires, populations concernées, intervenant.e.s et gestionnaires – possèdent et produisent des savoirs et que ces savoirs doivent être pensés de manière complémentaire et non hiérarchique. Le CREMIS se distingue également par l’accent mis sur la dimension participative des recherches (implication des personnes à différents moments de la démarche) et par la documentation de pratiques expérimentales qui sont co-construites grâce à la collaboration de différents professionnel.le.s et institutions. Plusieurs projets de recherche croisent ainsi différents types de savoirs (issus du vécu et de la pratique, scientifiques, etc.) dans certaines ou toutes les étapes de la recherche, de l’élaboration des questions de recherche jusqu’à la mobilisation des résultats. Ce croisement des savoirs vise à enrichir la compréhension des inégalités sociales autant qu’à améliorer la pertinence des projets et leurs retombées sur l’amélioration des soins et services.

Le champ Savoirs et participation citoyenne vise à approfondir la réflexion sur ces thèmes en portant une attention particulière aux rapports sociaux inégalitaires qui sous-tendent la reconnaissance et l’élaboration des différents savoirs. La perspective adoptée emprunte notamment aux courants de recherche féministes et postcoloniaux qui élaborent des épistémologies porteuses de reconnaissance pour les savoirs locaux, attentives aux jeux de justification des savoirs dominants et critiques des délimitations entre savoir et ignorance.